-
Parcours d'un rescapé
31 Jan 2012 | 10:26 am
Read more...
Wali Mohammadi a 24 ans. A l’âge de 16 ans, après avoir perdu ses parents, deux frères et une sœur dans les guerres successives d’Afghanistan, après avoir été torturé par les talibans, il a décidé de quitter son pays pour[…] -
Le mariage en Afghanistan
23 Jan 2012 | 12:43 pm
Read more...
L’Afghanistan est un pays d’environ 30 millions d’habitants dont la religion majoritaire est l’Islam. Les Afghans accordent beaucoup d’importance au mariage et malgré 30 ans de conflits et une grande pauvreté, les sommes dépensées pour cet évènement restent très élevées.Le[…]
Faire un don - Contact - ![]()
![]()
Boutique
Tirages originaux de la photographe Oriane Zerah en vente à la boutique au profit d'Afghanistan Demain.
Afghanistan Demain est soutenu par

![]()

Le Blog
Afghanistan
Le contexte sanitaire
Les lieux d'habitation restent précaires. A Kaboul (près de 4 millions d'habitants recensés en 2007), à peine un quart de la population a accès à l'eau courante - environ 8 heures par jour, pour des raisons d'économie d'électricité - mais près de 60% de cette eau est perdue en raison du mauvais état des tuyauteries. Les autres doivent se fournir auprès de pompes publiques, sachant que près de 70% des puits proches de la surface sont contaminés par l'infiltration d'excréments depuis les égouts jusque dans les nappes phréatiques.

Le réseau électrique, quant à lui, ne fonctionne que quelques heures par jour, obligeant la population à se munir de générateurs pour pallier ses déficiences.
Le plus souvent, la famille vit dans un "compound", partageant l'espace et les bâtiments avec d'autres foyers. Une seule pièce sert alors tour à tour de chambre, de salle à manger ou encore de salle de séjour. Dans ce contexte de promiscuité, les conditions sanitaires sont difficiles.
L'accès aux soins est ardu. La solution la plus courante est de se procurer des médicaments bon marché, parfois périmés ou copiés, sans consultation préalable. Les enfants se plaignent souvent, en raison de leurs activités rémunératrices, de maux de tête quasi quotidiens (le soleil, la pollution) et de douleurs dans les jambes et les pieds (marche). On retrouve aussi des problèmes plus classiques : complications dermatologiques, maux d'estomac et diarrhées. Si les enfants font globalement trois repas par jours, ils se nourrissent exclusivement de pommes de terre, de riz et de pain.
Le manque de soins complique la moindre maladie, empêchant les enfants de sortir de chez eux pendant de nombreux jours.
Le contexte socioculturel
En Afghanistan, des milliers d'enfants sont orphelins. La culture afghane - avec l'Islam pour pilier - donne pour devoir aux familles de recueillir et d'aide les enfants de leurs proches. Dans la réalité, le sens de cette obligation est très large. Si ce sont très majoritairement les oncles et tantes au premier degré qui les recueillent, il n'est pas rare de voir des orphelins pris en charge par des personnes qui n'ont avec eux d'autre lien que d'être issus du même village.

On observe ainsi des adultes prendre à leur charge ces orphelins et leur faire comprendre qu'ils représentent un poids supplémentaire... Certains sont alors traités comme des enfants esclaves, mais nombre d'entre eux travaillent de leur plein gré, guidés par la volonté de 'rembourser' ce qu'ils ressentent comme une dette envers la personne qui les héberge.
N'ayant jamais ou très rarement fréquenté l'école, les enfants, en arrivant dans nos structures familiales, ne savent généralement ni lire, ni écrire, ni compter (pas même tenir un crayon !). Les parents étant en grande majorité illettrés, ils ne peuvent pas suivre les devoirs scolaires et ainsi encourager leurs enfants à avoir une attitude studieuse.
Les enfants non scolarisés, en situation de précarité économique, ont un trés fort désir d'apprendre à lire et écrire. Cependant, leurs familles ne considèrent pas toujours ce désir comme une priorité :
Avec 71% d'illettrisme au sein de la population (86% des femmes et 57% des hommes), faire comprendre l'intérêt de l'éducation n'est pas évident, surtout si celle-ci supplante une économie de survie.
Les formalités d'inscriptions dans les écoles publiques en rendent difficile l'accès aux familles illettrées.
Les orphelins sont déconsidérés par rapport aux propres enfants de leurs tuteurs leur tuteur. Il en va de même pour les enfants issus d'un premier mariage. A ce titre, pour leurs tuteurs, leur éducation passe après celle des autres.
Par ailleurs, les enfants étudiant dans les écoles publiques exercent une discrimination à l'égard des enfants travailleurs. Cette situation provoque chez ces derniers un rejet de l'école publique.
Les adultes adoptent également des comportements très durs envers les enfants travaillant dans la rue et il n'est pas rare de voir ces derniers se faire battre.
La dureté de la vie de famille et ses abus donnent un caractère primordial à l'écoute des enfants par une personne de confiance extérieure au foyer.
Le contexte institutionnel
Le gouvernement du président Karzai a élaboré avec l'Unicef un programme national pour les enfants 'en danger'. Cela souligne son souci de s'attaquer à ce type de problème. Cependant, il faudra du temps avant que ce plan résolve les difficultés.
Le système éducatif manque de structures. Sur 10 millions d'enfants en âge d'aller à l'école, seuls 4.2 millions y étaient inscrits en 2005.
A Kaboul, ils sont en moyenne 60 par classe et de nombreux élèves se voient refuser l'inscription pour cause de surcharge.
A cause de l'exil des personnes ayant suivi des études supérieures et de l'impossibilité pour les enseignantes de pratiquer leur métier sous le régime taliban, les écoles manquent de personnel formé et compétent.
Les écoles publiques n'acceptent les enfants dans les classes primaires que jusqu'à 10 ans. De ce fait, tous ceux, plus âgés, n'ayant jamais été à l'école, n'ont aucune possibilité de suivre des cours.
Les populations vivant en périphérie de Kaboul disposent de très peu de services gouvernementaux de type sanitaires, médico-sociaux ou éducatifs.
8 000 enfants se trouvent au sein d'orphelinats, alors que seuls quelques 2 300 d'entre eux répondent réellement aux critères d'orphelins.

