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Le Blog

  • Quelques images de Demazahang 11:33 (GMT) - 20.07.2010

    Bonjour,

    Aujourd"hui, un très court post afin de vous donner le lien d'un reportage d'une durée de 5 minutes tourné il y a peu au sein du centre de Demazhang par Natalie Carney, une journaliste canadienne.

    C'est en anglais, son commentaire fait état de la situation des enfants des rues en Afghanistan et présente notre centre,…

Lectures recommandées

Enfants d'Afghanistan. Vincent Ohl. Marval, 2004.

Livre de photos au sein duquel sont présentés des enfants accueillis au sein des structures d'Afghanistan Demain.


Le royaume de l'insolence L'Afghanistan 1604-2002. Michael Barry. Flammarion, 2002

En republiant son histoire de l'Afghanistan depuis 1501, accompagnée d'une très longue postface en forme de diatribe rédigée à chaud après le 11 septembre, Michael Barry fait oeuvre de mémoire. II rappelle les origines tumultueuses de ce royaume montagnard "insolent" envers des voisins aux dents longues. Il le replace dans le contexte du djihad contre l'invasion soviétique pendant les années 1980 qui a donné les prémices du conflit actuel. Il pointe enfin du doigt les responsables : le Pakistan, les Etats-Unis et les islamistes obtus et fanatiques qui ont poussé sur ce terreau fertile et qui ont fini, juste avant que Washington ne lance ses bombardiers contre Oussama Ben Laden, par se débarrasser du seul homme providentiel qu'était le commandant Massoud auquel ce chercheur - ancien coordinateur de Médecins du monde en Afghanistan - voue une véritable vénération ... Le grand intérêt de cet ouvrage est de nous rappeler l'insondable capacité d'erreur de dirigeants politiques et de nous mettre en garde contre tout suivisme politiquement correct. Car quel aurait été le sort de l'Afghanistan si le protecteur américain ne l'avait pas abandonné une fois l'armée rouge défaite et s'il n'avait pas sous-traité cette assistance à ses pires ennemis après les Soviétiques, le Pakistan et l'Arabie saoudite ? Que serait devenu Ben Laden sans le soutien initial de Washington et la duplicité de la monarchie wahhabite ? Et les talibans auraient-ils pu prendre le pouvoir si les stratèges américains n'avaient pas lâché Massoud pour faire plaisir à leurs alliés ? Ce qui permet à l'auteur de dire que "l'épicentre du tremblement de terre" du 11 septembre "était bien Kaboul". (Patrice de Beer, Le Monde, 11/01/2002)

Afghanistan. opium de guerre, opium de paix. Alain Labrousse. Mille et une nuits, 2005.

En 2004, l'Afghanistan a produit 4 200 tonnes d'opium, l'équivalent de 600 tonnes d'héroïne pure, soit près de 90 % de la consommation mondiale. Cette production a rapporté au pays 2 800 000 dollars, c'est-à-dire 60 % de son produit intérieur brut. D'où la crainte que l'Afghanistan ne devienne, à brève échéance, un narco-état. Ces narco-profits ont indéniablement des effets bénéfiques sur le pays en fournissant des ressources à des millions de personnes, en s'investissant dans des activités productives ou en soutenant la monnaie. Mais parallèlement, en donnant à des potentats locaux les moyens, notamment militaires, de leur indépendance à l'égard du gouvernement, ils empêchent ce dernier de contrôler de vastes parties du territoire ; ils nourrissent l'inflation et contribuent à alimenter des dépenses somptuaires qui ne bénéficient pas à l'immense majorité de la population. Fruit d'une enquête de terrain fouillée, le livre montre comment cette activité illicite est à l'origine d'une explosion de la toxicomanie à travers le monde. Si les pays riches de l'Europe de l'Ouest ont les moyens d'y faire face et de limiter l'impact de la production d'héroïne d'origine afghane, en revanche à l'intérieur de l'Afghanistan, mais surtout dans les pays voisins et jusqu'à la Russie et les nouveaux états qui viennent d'adhérer à l'Europe, elle est à l'origine d'une vague sans précédent de la toxicomanie et de son corollaire, l'infection par le VIH.


La révolution afghane. Des communistes aux tâlebân. Gilles Dorronsoro. Karthala, 2000.

Au-delà des habituels lieux communs sur les "guerres ethniques", ce livre montre comment une société essentiellement rurale et non industrielle a connu une mutation accélérée dans et par la guerre. L'échec des projets modernistes, communiste et islamiste, a permis l'émergence , en 1994, du mouvement des Tâlebân qui a su capitaliser la lassitude de la population pour instaurer un Etat fondamentaliste dominé par les religieux.


Carnets afghans. Stéphane Allix. Robert Laffont, 2002.

Stéphane Allix a découvert l'Afghanistan à l'âge de 19 ans, en 1988. Aujourd'hui, il dresse le portrait inédit de ce pays fascinant. L'Afghanistan est le pays d'adoption de Stéphane Allix. Il y a vécu pendant plus de sept ans. Il y a connu l'invasion soviétique, la guerre civile et le règne taliban. Il y a croisé le commandant Massoud et le mollah Omar. Fondateur à Kaboul de l'antenne afghane de la Société des explorateurs français, Stéphane Allix s'est donné pour objectif de dresser un inventaire de l'état du patrimoine archéologique du pays... jusqu'au décret taliban du 26 février 2001, ordonnant la destruction des bouddhas géants de Bamian. Avec Natacha Calestrémé, dans Carnets afghans, Stéphane Allix a voulu témoigner de sa fascination pour ce peuple et ce pays. Il a ressenti le besoin d'en faire un portrait intime, bien loin de tous les clichés colportés depuis un an.