Accueil > Actualités > Histoire du mois > Portraits de femmes afghanes : Faozia

Faire un don - Contact

Boutique

Tirages originaux de la photographe Oriane Zerah en vente à la boutique au profit d'Afghanistan Demain.

Afghanistan Demain est soutenu par

Logo Agence française de développement

Le Blog

  • Parcours d'un rescapé

    31 Jan 2012 | 10:26 am

    Parcours d'un rescapé Wali Mohammadi a 24 ans. A l’âge de 16 ans, après avoir perdu ses parents, deux frères et une sœur dans les guerres successives d’Afghanistan, après avoir été torturé par les talibans, il a décidé de quitter son pays pour[…]

    Lire la suite...
  • Le mariage en Afghanistan

    23 Jan 2012 | 12:43 pm

    Le mariage en Afghanistan L’Afghanistan est un pays d’environ 30 millions d’habitants dont la religion majoritaire est l’Islam. Les Afghans accordent beaucoup d’importance au mariage et malgré 30 ans de conflits et une grande pauvreté, les sommes dépensées pour cet évènement restent très élevées.Le[…]

    Lire la suite...

Portraits de femmes afghanes : Faozia

Je m'appelle Faozia. Ma fille, Mastora étudie au centre de Qalei Wakil (centre d'Afghanistan Demain qui accueille les enfants travaillant dans la rue). J'ai étudié jusqu'au niveau 9 mais mon père ne m'a pas laissé continuer. Il m'a marié avec un homme illettré plus âgé que moi car il avait une situation économique très mauvaise et pleine de difficultés.

Sous le régime Taliban je travaillais à la maison et mon mari était sans emploi. J'achetais des vieux bidons d'huile et les ramenais à la maison. Je les lavais, en faisais des lampes ou des berceaux pour les vendre ensuite au bazar. L'argent gagné me servait à faire vivre ma famille.

Des gens mendiaient des morceaux de pain dans les maisons et les revendaient au marché. J'achetais ces bouts de pains durs et rassis. Ils étaient si durs que je devais les tremper dans l'eau pour les ramollir avant de les donner à mes enfants.

Un jour, j'étais en chadri (burqua) mais à cause de mon asthme, j'avais découvert mon visage. Je faisais affaire avec un boutiquier quand soudain deux Taliban sont apparus et, sans même me dire un mot, ont commencé à me fouetter.

Un autre jour, alors que j'étais si fatiguée de porter les bidons d'huile et que mon visage était encore une fois dévoilé, deux Taliban sont arrivés et m'ont battu à coups de fouet. Comme ça, j'ai passé cinq ans sous ce régime à subir difficultés et déceptions. Maintenant, après avoir reçu tant de coups, je ne peux plus travailler. Mon mari lui est trop vieux. Il ne reste plus que mon fils qui travaille dans la rue et fait vivre la famille.