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Le Blog

  • Portrait d'Asina

    17 Apr 2013 | 11:02 am

    Portrait d'Asina AsinaAsina a 14 ans et rêve d’une vie confortable et agréable.Sa famille  a émigré dans la province de Maidan Wardak, dans le centre de l’Afghanistan, lors des guerres civiles.Aujourd’hui, tous  vivent à Dahmazang, ce  quartier de Kaboul situé dans les montagnes qui coupent la[…]

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  • The Eyes of a People - Le Regard d'un peuple - Par Delphine Renou

    10 Apr 2013 | 3:30 pm

    The Eyes of a People - Le Regard d'un peuple - Par Delphine Renou Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir le magnifique travail de Delphine Renou, photographe et reporter vidéo. L'an passé, elle s'est rendue en Afghanistan avec l'ONG Mère pour la paix. Ce film ne relate pas uniquement les actions d’une ONG mais il met[…]

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Afghanistan

Le contexte sanitaire

Les lieux d'habitation restent précaires. A Kaboul, qui compte près de 4 millions d'habitants, à peine un quart de la population a accès à l'eau courante - environ 8 heures par jour, pour des raisons d'économie d'électricité - et près de 60% de cette eau est perdue en raison du mauvais état des tuyauteries. Les autres doivent se fournir auprès de pompes publiques, sachant que près de 70% des puits proches de la surface sont contaminés par l'infiltration d'excréments depuis les égouts jusque dans les nappes phréatiques.

Une rue de Kaboul

Le réseau électrique, quant à lui, ne fonctionne que quelques heures par jour, obligeant la population à se munir de générateurs pour pallier ses déficiences.

Le plus souvent, la famille vit dans un "compound", partageant l'espace et les bâtiments avec d'autres foyers. Une seule pièce sert alors tour à tour de chambre, de salle à manger ou encore de salle de séjour. Dans ce contexte de promiscuité, les conditions sanitaires sont difficiles.

L'accès aux soins est ardu. La solution la plus courante est de se procurer des médicaments bon marché, parfois périmés ou copiés, sans consultation préalable. Les enfants se plaignent souvent, en raison de leurs activités rémunératrices, de maux de tête quasi quotidiens (le soleil, la pollution) et de douleurs dans les jambes et les pieds (marche). On retrouve aussi des problèmes plus classiques : complications dermatologiques, maux d'estomac et diarrhées. Si les enfants font globalement trois repas par jours, ils se nourrissent exclusivement de pommes de terre, de riz et de pain.

Le manque de soins complique la moindre maladie, empêchant les enfants de sortir de chez eux pendant de nombreux jours.

Le contexte socioculturel

En Afghanistan, des milliers d'enfants sont orphelins. La culture afghane - avec l'Islam pour pilier - donne pour devoir aux familles de recueillir et d'aide les enfants de leurs proches. Dans la réalité, le sens de cette obligation est très large. Si ce sont très majoritairement les oncles et tantes au premier degré qui les recueillent, il n'est pas rare de voir des orphelins pris en charge par des personnes qui n'ont avec eux d'autre lien que d'être issus du même village.

Enfants dans les rues de Kaboul

On observe ainsi des adultes prendre à leur charge ces orphelins et leur faire comprendre qu'ils représentent un poids supplémentaire... Certains sont alors traités comme des enfants esclaves, mais nombre d'entre eux travaillent de leur plein gré, guidés par la volonté de 'rembourser' ce qu'ils ressentent comme une dette envers la personne qui les héberge.

N'ayant jamais ou très rarement fréquenté l'école, les enfants, en arrivant dans nos structures familiales, ne savent généralement ni lire, ni écrire, ni compter (pas même tenir un crayon !). Les parents étant en grande majorité illettrés, ils ne peuvent pas suivre les devoirs scolaires et ainsi encourager leurs enfants à avoir une attitude studieuse.

Les enfants non scolarisés, en situation de précarité économique, ont un trés fort désir d'apprendre à lire et écrire. Cependant, leurs familles ne considèrent pas toujours ce désir comme une priorité :

Avec 71% d'illettrisme au sein de la population (86% des femmes et 57% des hommes), faire comprendre l'intérêt de l'éducation n'est pas évident, surtout si celle-ci supplante une économie de survie.

Les formalités d'inscriptions dans les écoles publiques en rendent difficile l'accès aux familles illettrées.

Les orphelins sont déconsidérés par rapport aux propres enfants de leurs tuteurs. Il en va de même pour les enfants issus d'un premier mariage. A ce titre, leur éducation passe après celle des autres.

Par ailleurs, les enfants étudiant dans les écoles publiques exercent une discrimination à l'égard des enfants travailleurs. Cette situation provoque chez ces derniers un rejet de l'école publique.

Les adultes adoptent également des comportements très durs envers les enfants travaillant dans la rue et il n'est pas rare de voir ces derniers se faire battre.

La dureté de la vie de famille et ses abus donnent un caractère primordial à l'écoute des enfants par une personne de confiance extérieure au foyer.

Le contexte institutionnel

Sur 10 millions d'enfants en âge d'aller à l'école, seuls 7.5 millions y sont inscrits, chiffre auquel il faut ajouter un cruel manque de moyens : structures, matériel scolaire et professeurs qualifiés. A Kaboul, ils sont en moyenne 60 par classe et de nombreux élèves se voient refuser l'inscription pour cause de surcharge. A cause de l'exil des personnes ayant suivi des études supérieures et de l'impossibilité pour les enseignantes de pratiquer leur métier sous le régime taliban, les écoles manquent de personnel formé et compétent.

Les écoles publiques n'acceptent les enfants dans les classes primaires que jusqu'à 10 ans. Tous ceux, plus âgés, n'ayant jamais été à l'école, n'ont aucune possibilité de suivre des cours.

Les populations vivant en périphérie de Kaboul disposent de très peu de services gouvernementaux de type sanitaires, médico-sociaux ou éducatifs.

8 000 enfants se trouvent au sein d'orphelinats, alors que seuls quelques 2 300 d'entre eux répondent réellement aux critères d'orphelins.